jeudi 20 septembre 2007

«Je n'appartiens à aucun groupe», Hannah Arendt

«La gauche, vous le savez, me tient pour conservatrice, et les conservateurs, parfois, pour quelqu'un de gauche, une réfractaire ou Dieu sait quoi. Et je dois dire que cela m'est complètement égal. Je ne crois pas que ce genre de chose éclaire le moins du monde les véritables questions de ce siècle. je n'appartiens à aucun groupe.»

Hannah Arendt, The Recorvery of the Public World

Commentaires

Ha! Eh bien, Hannah Arendt et toi vous avez bien des choses en commun!
Elise Pellerin (Email) - 20 09 07 - 23:22

Oui, tout à fait !
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 01:39

Alors qu’en fait, si ; Arendt appartient au clan des heideggeriens militants.
coincoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 16:44

Soit tu es sérieux, tu te trompe lourdement, et je ris.

Soit tu n’es pas sérieux, et je ris :D
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 17:23

Hum, disons que je suis à moitié sérieux :-)

Ce qu’il y a de typiquement heideggerien, chez elle, c’est la façon de penser l’histoire en division binaire sur le mode de “l’avant / maintenant.” Le “maintenant” d’Arendt est très très très proche de l’avènement de ce que Heidegger croit identifier sous le nom d’une métaphysique de la subjectivité. Il y a un schéma d’intelligibilité binaire de l’histoire en fonction de la ponctuation de la naissance de la subjectivité chez elle, qui, je crois, est une influence assez nette de Heidegger. Pour le reste, le caractère “militant” était humoristique.
coincoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 21:00

Une division binaire de l’histoire ? Je ne suis pas si sur …

Arendt montre effectivement “l’avènement du social”. La modernité est ce moment ou le social écrase complètement le politique. Mais je ne crois pas qu’il s’agisse d’un avant et d’un maintenant, de plus il ne me semble pas que cela colle vraiment avec le concept de “métaphysique de la subjectivité” de Heidegger. Ce qui apparaît avec “l’avènement du social” c’est l’intimité.

De plus je ne crois pas qu’elle pense un avant et un maintenant, tout simplement parce que cet avènement du social dont elle parle est progressif. Il n’y a pas de rupture franche.

J’ai donc du mal à te suivre. Je ne vois pas dans l’oeuvre d’Arendt ou il y aurait un schéma d’intelligibilité de l’histoire en fonction du point d’apparition de la subjectivité.

C’est l‘écrasement du public par le privé, l‘émergence du social, et la création d’une société fondée sur le travail qui l’intéresse, du moins me semble-t-il.

Cependant je serais très heureux que tu me donne les références chez Arendt, mais aussi chez Heidegger que je connais bien peu, qui t’amène à cette réflexion. Il y a certainement quelque chose qui m‘échappe là-dedans.

Je me doutais bien que tu faisais de l’humour, mais je voulais savoir ce qui se tramait derrière … (attention pensée du soupçon à l‘œuvre !)
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 21:25

Il me semble que la métaphysique de la subjectivité chez Heidegger désigne ce moment de l’histoire dans lequel on pense l‘être de l‘étant en oubliant l‘être de l‘Être. Le sujet devient l’objet de la métaphysique, et non ce qui le transcende.

En parcourant le Denktagebuch de Hannah je tombe sur ce passage (Octobre 1954 §40):

«L’effondrement du monde commun plonge les hommes qui y sont inclus dans la situation de la théorie de la connaissance la plus subjective : chacun ne dispose plus désormais effectivement que de l’image que lui fournit sa perception, et ne peut absolument pas être certain que la table qu’il voit correspond à une table réelle (...) Pour lier cette masse et même qu’il y ait à nouveau des “tables” dans le monde (...) il ne reste plus qu‘à uniformiser les perceptions sensibles (...) Pour pouvoir s’assurer de la réalité dans un monde qui n’est plus commun, les hommes doivent se ressembler les uns les autres au point d‘être indiscernables.»

Août 1951 §22, elle prend des notes sur un texte que Heidegger lui envoit : Logos.

«d) Quel est le contraire d‘être ensemble ? Probablement la conclusion logique où ce qui est présent n’est plus ensemble avec ce qui est présent, mais un individu arraché au contexte hypertrophique, entièrement absorbé en lui-même : et en dépit de cela, également dans la logique, dans la forme de l’organisation. Lien avec le mal radical.»

En janvier 1953 §5 :

«La tradition était la réponse romaine au passé en tant qu’histoire, et à vrai dire en tant que chaîne d‘événements. Désormais, la préocupation essentielle concerna l‘éventuelle rupture de cette chaîne (...) le passé n’est plus la dimension de la grandeur, mais c’est la mémoire qui est la dimension du passé. Dans la mémoire, l’unidimensionalité linéaire redevient pluri-dimensionnelle; elle se représente de façon perspectiviste. Tel est le fondement du «subjectivisme» dans toute la philosophie de l’histoire, et conduit en définitive à la «pensée perspectiviste» chez Nietzsche.»

La question du monde commun chez Arendt nous rapproche peut-être de Heidegger. À étudier !
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 22:28

Salut JB

Je me réfère essentiellement à la crise de la culture et il est vrai que ce schéma est moins visible dans la condition de l’homme moderne encore que “la condition de l’homme moderne” demeure bati sur un schéma d’intelligibilité binaire ancien / moderne, stipulant qu’il y a une spécificité de la modernité liée, comme tu le dis à la naissance de la sphère privée, dont on pressent derrière toute la thématique de la métaphysique de la subjectivité et de la subjectivation de l’individu.

Ce schéma est, dans la crise de la culture, tout à fait caricatural ; le premier article est fondé sur l’opposition tradition / science moderne où la science moderne ruine l’idée de tradition, avec une espèce de perpétuel recommencement ; le second article est explicitement bâti sur une opposition binaire des anciens et des modernes dans leur rapport à l’histoire, et ainsi de suite avec toujours en toile de fond l’idée que s’est perdu dans la modernité ce qui faisait la richesse des anciens.

Si tu veux lire une sorte de synthèse de l’heideggeriano-arendtisme (hum…) je te suggère les livres de Finkielkraut qui désignent typiquement cette idée d’un avant / maintenant, réduisant le cours du monde à une sorte de période bénie pré techniciste à laquelle succède la période moderne, dont l‘émergence est liée à l‘éclosion d’une métaphysique de la subjectivité née chez descartes et qui arrive à pleine essence au XXè siècle (la binarité n’empêche pas la progressivité du processus)où se déploie la subjectivité comme maîtrise technique du monde, et comme itérabilité indéfinie de l‘être, sur le mode du même. Je crois qu’Arendt reprend cette interprétation et l‘étend à l’histoire justement de la culture, de l‘éducation, du travail, etc.

Les textes de Heidegger sur cette question sont dans le Nietzsche (les deux tomes), les essais et conférences, et dans les chemins qui mènent nulle part. Tu as (en anglais) d’excellents articles de Dreyfus sur la question de la technique et sinon, évidemment, comme interprète célèbre de cette thèse, la bande à Fédier. Il y a dans le livre de Didier Franck, Nietzsche et l’ombre de Dieu, une très longue et très pénible interpétation également de ce que dit Heidegger quant à la métaphysique de la subjectivité, et tout le reste
coincoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 22:32

Ah excuse, j’ai rédigé mon commentaire avant de lire le tien (le second)
coincoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 22:33

Euh l’oubli de l‘être n’est pas une caractéristique de la métaphysique de la subjectivité pour Hg ; l’oubli est constitutif de l‘être car l‘être est intrinsèquement retrait ; c’est-à-dire que dès qu’il y a être il y a retrait de l‘être et donc oubli de l‘être ; ce que la métaphysique de la subjectivité suggère, c’est que désormais l‘étant est ordonné sur la subjectivité, le sens de l‘être de l‘étant est indexé sur la subjectivité que l’on confond avec l‘être. C’est le mouvement cartésien du cogito, c’est le moment kantien, etc. Heidegger remonte même à Suarez. Et la technique, c’est selon lui le moment où la métaphysique de la subjectivité atteint son comble (il y a des textes dans “Nietzsche” où il explique qu’Hiroshima c’est de la faute de Descartes)

Sinon, tu as dans tous les textes de Sollers une vision heideggerienne du monde, avec l‘ère planétaire et tout ce qui va avec ; Sollers interprète Descartes comme celui qui a dit : “je me représente pensant”, ce qui est à mon sens exactement le contraire de ce que dit Descartes, mais ce n’est pas la question…
coincoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 22:39

Waouh, c’est élevé tout ça. Je vais rattraper mon retard demain… Good night mes petits chéris.
Elise Pellerin (Email) - 22 09 07 - 22:41

Oh une Elise. Bisous mon enfant
coincoin (Email) (URL) - 22 09 07 - 23:36

Merci pour toutes ces précisions mon petit canard ! J’avoue très mal connaître Heidegger, même quasiment pas.

Pour ce qui est de Arendt je suis assez d’accord avec toi, on trouve chez elle une forme d’anti-modernisme.

Pour ce qui est de Arendt je comprends ou tu veux en venir, et je suis d’accord avec toi : il y a clairement une forme d’anti-modernisme chez Arendt. De là à réduire son discours à une pensée d’une période pré-techniciste comme âge d’or, et une modernité noire, je ne suis pas tout à fait d’accord. Non seulement tu carricatures son discours, mais tu fais une erreur : ce n’est pas la technique qui l’amène à critiquer la modernité.

Ce n’est past la perte de la richesse de ce qui fait les Anciens qui inquiète Arendt, mais la violence qu’implique la perte du sens du monde, de ce qui fait les hommes.

Il me semble que persuadé que tu es de l’influence la plus totale de Heidegger sur Arendt, il est nécessaire qu’Arendt comme Heidegger voit dans la technique une forme de mal radical.

Arendt ne critique pas la technique, elle critique l’utilitarisme. La technique est pour elle nécessaire à l‘édification d’un monde, tout comme le travail, mais si les homo faber, les hommes qui œuvres, se renferment dans l’utilitarisme, on entre dans une perpétuelle justification des moyens par la fin en instrumentalisant tout, en faisant du monde que la technique produit un pur moyen en vue d’une fin qui n’a pas de sens car pensée comme étant la justification des moyens. Mais pour Arendt cet utilitarisme est actuellement soumis à la logique consummatoire du travail. L’outil a trouvé sa fin : produire. Nous ne somme pas pour Arendt dans une technocratie, mais dans une société du travail. Même si l’outil y joue un rôle très important.

Il y a aussi une crainte de Arendt. Lorsqu’elle voit la capacité des hommes à produire des phénomènes sur Terre (en laboratoire) qui n’ont lieu d’habitude qu’en dehors de cette Terre, elle se demande quelles sont les dangers d’une science qui prend appuit sur un champ extérieur à la Terre, afin de soulever cette Terre. Crainte très certainement liée à Hiroshima. Mais cette crainte chez Arendt ne prend jamais les traits d’un catastrophisme qui empêcherait toute pensée.

De plus, ta représentation d’une Arendt nostalgique d’un âge d’or me semble d’autant plus erroné qu’elle voyait en la naissance de chaque homme un nouveau commencement, un nouvel avenir.

L’anti-modernisme de Arendt n’a jamais été une volonté de “revenir en arrière sinon on est mort”. Arendt semble vouloir mettre en avant les éléments qui permettent de penser une perte du sens de l’homme, de son avenir en tant qu’homme.

Mais je vais écrire quelque chose là-dessus, quelque chose de plus clair. Cette réponse ne me convient pas vraiment.

@ Élise :

vivement demain ;)
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 23 09 07 - 00:09

D’ailleurs en lisant le §54 du cahier XXI je tombe sur une critique de Heidegger sur la notion de technique tout à fait intéressante :

«Cela dépend du travail et non de la technique : le caractère de consommation du travail. – Mais chez Heidegger on est en présence d’une confusion : il considère que l’Usage est déjà quelque chose de «dévorant». La responsabilité en incombe encore au mépris grec de tout ce qui est simplement de l’ordre du besoin, de l’usage et de la frabrication. Mais ce n’est précisément pas là le nihilisme moderne, lequel ne fait son apparition qu’une fois que toutes les catégories utilitaristes ont été épuisées.»

Lignes précédées d’un «C’est précisément cela qui est problématique : le désert n’est pas «dans» mais entre les hommes a) l’homme a besoin de ce qui est, mais jamais de l‘être ou du néant.»

Ce qu’il y a d’intéressant ici c’est la critique manifeste par Arendt de la conception de la technique par Heidegger. Mais aussi une critique de la pensée grecque qui vient quelque peu tempérer l’idée d’une Arendt nostalgique de l’Antiquité.
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 23 09 07 - 00:26

Hello JB,

Merci pour ta réponse, je suis tout à fait d’accord avec toi, Arendt n’a pas adopté la critique de la technique de Heidegger. Le heideggeriano-arendtisme que j‘évoquais désignait Finkielkraut qui reprend à la fois la critique heideggerienne de la technique et déplore la fin de la culture.

Cela étant, je te suis également sur un point ; le contenu des analyses de Heidegger et d’Arendt diffèrent ; néanmoins, là où je vois du heideggerianisme chez Arendt, c’est dans la forme de son raisonnement. Je vois 3 formes de heideggerianisme chez elle :
1) Une idée à mes yeux extrêmement discutable, à savoir celle selon laquelle l‘évolution du monde se confond avec l‘évolution des idées car celles-ci mènent celui-là. Pourquoi dis-je cela ? Parce que fondamentalement, l’idée d’Arendt consiste à dire qu’en étudiant l‘évolution d’un certain nombre de concepts on comprend l‘évolution du monde ; c’est très net lorsque Arendt étudie l‘évolution du concept travail, du concept de “vie privée”, du concept de culture ; à partir de l‘étude de ces concepts elle pense décrire le monde. Je crois que cette croyance est nettement heideggerienne.

2) L‘évolution du monde est structurée de façon binaire avec un point d’inflexion arrivé avec les modernes. Là où je te rejoins, c’est lorsque tu rappelles qu’Arendt ne met pas exactement la même chose sous le nom de modernité, mais formellement la démarche est identique ; deux périodes, une ancienne / une moderne, avec un point d’inflexion situé aux alentours de l‘émergence de la science moderne.

3) Il y a un troisième point formel plus subtil qui réside dans l’idée arendtienne selon laquelle on aurait, dans le point d’inflexion cartésien, l‘émergence du doute dans la science et, par extension, dans la société. Le doute, pour Arendt, est cela même qui est à l’origine du soupçon, puisqu’elle en fait procéder aussi bien Marx que Nietzsche. (pp. 50-56 de la crise de la culture, par exemple) Or, ici, ce qui se joue, à mes yeux c’est un geste heideggerien où l’on cherche à comprendre comment l‘être se trouve déstabilisé, comment s’opère la perte de quelque chose de stable : chez Arendt, la stabilité qui se perd ainsi, c’est la tradition, chez Heidegger, c’est l’Etre. Mais fondamentalement, dans les deux cas, il s’agit de comprendre comment formellement l‘émergence de la modernité détruit l’idée même de stabilité.
coincoin (Email) (URL) - 23 09 07 - 11:32

Concernant la critique de Arendt à l‘égard de Heidegger, dans le texte que tu cites, elle ne parle pas de technique, elle parle de l’usage ; c’est un autre problème ; dans son oeuvre entre Etre et Temps et les années 34, Heidegger va appréhender l‘étant sur le mode de l’utilité, car il demeure lui-même tributaire d’une pensée du sujet où l‘étant n’a de sens que rapporté au sujet, en l’occurrence sur le mode de l’utilité. Heidegger prend des exemples triviaux pour montrer comment l’ensemble des étants forme un réseau fonctionnel auquel le dasein (qui à mes yeux est un sujet) ne peut accéder que sous l’angle de l’utilité. C’est cela que critique ici Arendt, c’est l’idée de l’usage développée par Heidegger. Ou plutôt, elle critique le fait que sa définition de l’usage utilitaire de l‘étant (pas de désintéressement chez Heidegger) relève d’une pétition de principe : c’est parce qu’il a déjà une définition extrêmement utilitariste de l‘étant, si bien qu’il ne ménage pas de place pour un usage non intéressé ; sa définition dite normale de l’usage est déjà prête pour le nihilisme, si bien qu’il s’avère incapable de penser la transition usage normal / utilitarisme puis utilitarisme / nihilisme. Tout se confond chez Heidegger à cause de sa définition de l’intrinsèque utilité de l‘étant, et je crois que c’est cela qu’elle attaque.
coincoin (Email) (URL) - 23 09 07 - 11:41

Mon éditeur de texte a planté au moment je rédigeais une réponse, c’est assez déprimant …

Je suis tout à fais d’accord avec toi. Sur les trois points.

Mais avec une réserve sur ton doute. En effet, il me semble que l’on peut justifier l’idée que le monde se confond avec l‘évolution des idées en renversant le point de vue : l‘évolution des idées se confondent avec l‘évolution du monde. Je dis cela par ce que je fais l’expérience régulièrement d’une modernité qui ne saisit l’action qu‘à l’intérieur de la notion de travail. Certains de mes amis musiciens et philosophes également. Se retrouver en face de la nécessité de jusifier son activité au nom du travail alors que nous savons que penser et œuvrer “musicalement” n’ont rien à voir avec le travail nous place en face d’une réalité parfois difficile à vivre.

Pour le second point pas grand chose à ajouter si ce n’est qu’il me semble que Hannah s’intéresse plus à l‘émergence de la bourgeoisie, aux changements politiques, qu‘à l‘émergence de la science moderne.

Troisième point je suis encore une fois entièrement d’accord, Arendt perçoit en effet notre modernité comme instable. Mais il ne s’agit pas chez elle d’une logique conservatrice, elle ne rêve pas d’un retour à l’Antiquité sur lesquelles elle ne se fait pas beaucoup d’illusions. Au contraire il me semble qu’il y a chez elle une volonté de regarder en arrière afin de prendre de la distance par rapport à notre modernité, et la questionner pleinement. Ce qui est tout à fait différent.

Il me semble que l’usage est chez Arendt lié à l’outil, à la technique. Ce qu’elle reproche à Heidegger c’est de confondre technique et travail. Consummer, dévorer, relève du travail.

Il y a de toute manière, indiscutablement une influence de Heidegger sur Arendt, et l’inverse ne m‘étonnerais pas non plus. C’est le principe même de l’amitié.
Jean-Baptiste Bourgoin (Email) (URL) - 23 09 07 - 17:16

Oui oui, tout à fait d’accord, pas de logique conservatrice ni de logique progressiste chez elle. On en revient du reste à la citation de départ…
coincoin (Email) (URL) - 24 09 07 - 14:08

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